Qui a dit qu’on ne pouvait pas créer de nouvelles équipes de super-héros en 2020 ? Certainement pas Marvel. Ces derniers voulaient en effet présenter à leur public The Union, une nouvelle formation super-héroïque britannique composée de représentants des différentes contrées de ces îles, et forcés d’agir ensemble malgré toutes leurs différences. Chose amusante, l’équipe était annoncée au printemps dernier en premier lieu, alors que le Royaume Uni était déchiré par l’avancée du Brexit. Chose amusante, The Union devait démarrer en parallèle de Empyre, le crossover printanier de Marvel. Chose amusante, c’est finalement pour le crossover hivernal King in Black que l’équipe connaîtra la publication de son premier numéro.

The Union, une équipe de super-héros interchangeables ?

Marvel a en effet annoncé une nouvelle fois la venue de The Union au sein de ses publications d’un mois de décembre qui sera très chargé (avec du King in Black, mais aussi un joli one-shot Conan). L’équipe créative n’a toujours pas changé depuis la première annonce de ces comics, et de cette nouvelle formation super-héroïque. Paul Grist, solide auteur british, s’occupera du scénario, avec le dessinateur Andrea Di Vito pour s’occuper de la partie graphique. La nouvelle couverture de R.B. Silva a été dévoilée, et on vous mettra en galerie la toute première cover, afin de faire le jeu des sept différences.

Blague à part, on pourra être content de voir Marvel ne pas mettre à la poubelle The Union et de fédérer cette nouvelle formation de super-héros à un nouvel enjeu éditorial. Ceci étant dit, la proximité des deux crossover auxquels le titre devait se rattacher laisse un peu perplexe sur les ambitions éditoriales de sa création. Au final, qu’il s’agisse d’une invasion Kree/Skrull avec Empyre, ou de celle de Knull, le dieu des symbiotes, pour King in Black, l’idée de The Union ne semble pas dépasser le simple cadre du « bon, bah on va juste montrer ce qu’il se passe au Royaume-Uni pendant ce temps ».

C’est de toute façon une problématique plus générale autour de Marvel et de ses récents events, qui suivent systématiquement le même schéma éditorial. On retrouve une menace qui attaque la Terre, la mini-série principale est là pour montrer de la baston aux premiers plans, puis l’éditeur multiplie des à-côtés où très souvent, la seule différence dans le contenu est les héros/héroïnes mis en scène et la géographie du lieu. On espère que pour King in Black, les comics ne se conteront pas avec The Union de servir de « pendant ce temps, au Royaume-Uni », avec des perspectives d’évolution réelle pour ladite équipe.

Pour rappel, The Union se compose des personnages suivants : Union Jack (version Jack Chapman) pour l’Angleterre, Snakes pour l’Irlande du Nord, Kelpie pour l’Ecosse, l’imposant The Choir pour le Pays de Galle, et Britannialeader de l’équipe. Au niveau de l’histoire, c’est d’ailleurs par le Britannia Project que The Union va se former, des conséquences de l’arrivée de Knull sur Terre. Pour découvrir tout ça, rendez-vous au mois de décembre prochain.

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