Les corrections rendues possibles par les plateformes de vidéos-à-la-demande ont leurs mauvais côtés (pour les pauvres mecs en jeans injustement rayés de l’histoire du cinéma), mais aussi leurs bons côtés, pour saluer un départ tragique. En août dernier, Chadwick Boseman, interprète de Black Panther dans la saga Marvel Studios, perdait la vie suite à une longue bataille contre le cancer du colon. Un départ qui surprendra des millions de gens, attendu que l’acteur avait choisi de taire son dur combat contre la maladie, et laissera un emplacement béant dans l’imaginaire populaire. Avec Black PantherBoseman et Ryan Coogler représentaient l’ouverture vers le changement dans le corps rigide de Marvel Studios, avec un succès historique pour une production à majorité noire sur le plan de la distribution.

Disney+ a tenu à rendre un hommage (tardif) au comédien en mettant à jour la Marvel Fanfare de Black Panther. Aux Etats-Unis, le film est d’ores et déjà disponible sur la plateforme – comme l’observe la rédaction de Comicsblog, la chronologie des médias impose à la déclinaison française de Disney+ d’attendre le mois de février 2021 avant de pouvoir proposer le projet. Pour l’heure, ce nouveau générique aux couleurs de Chadwick Boseman est disponible sur le web.

Chadwick Boseman Forever

L’hommage coïncide avec la sortie du film Ma Rainey’s Black Bottom (Le Blues de Ma Rainey) sur Netflix, disponible depuis quelques jours sur cette autre enseigne de vidéos-à-la-demande. Cette performance musicale, qui voit Chadwick Boseman camper un jeune trompettiste énergique dans un groupe de jazz de Chicago, représente l’ultime rôle du comédien pour le cinéma, en attendant de l’entendre une toute dernière fois dans la série Marvel What If de Disney+ (au cours d’un épisode où le personnage de T’Challa assume le rôle de Star-Lord à la place de Peter Quill).

Récemment, l’acteur avait aussi droit à un hommage sous la forme d’une fresque murale en Californie (par l’artiste Nikkolas Smith) et dans le jeu Spider-Man : Miles Morales de Sony, où une rue de New York était baptisée la « Boseman Way« . Le générique de cette aventure vidéoludique intégrait aussi un message à la mémoire de Boseman, en parallèle de très, très nombreux messages de collègues, amis et grands fans de l’acteur, parti au moment de son explosion auprès du grand public et avec une popularité difficilement comparable pour un acteur de la famille Marvel Studios. Long live the king.

Source