Le 31 août 2009, on apprenait la nouvelle : Disney annonce le rachat de Marvel Entertainment pour la somme de 4 milliards de dollars… Cette acquisition avait fait couler beaucoup d’encre. Ce n’est pas tellement la somme qui alimentait les débats (AOL avait par exemple racheté Time Warner plus de 180 milliards de dollars en 2000…), mais l’intégration de la Maison des Idées (surnom donné à Marvel – ndlr) au sein de l’empire Disney. Ce dernier subit encore aujourd’hui les remarques négatives sur sa manière de gérer les licences acquises. La saga Star Wars en est un parfait exemple…

Avec l’acquisition de Marvel Entertainment, Disney s’offrait un catalogue de 5 000 personnages. Dix ans plus tard, ce n’est pas moins de 23 films et séries qui ont été réalisés et intégrés à l’univers cinématographique de Marvel (MCU). Faisant de la filiale Marvel, une énorme machine à blockbusters, quand en 2009, ce n’était « qu’une » société éditant des comics… C’est pourtant ces comics qui ont permis de réaliser des films qui marqueront l’histoire du cinéma américain. Si le film Iron Man représente la première pierre à l’édifice du MCU, les films Black Panther et Avengers : Endgame remodèlent les box offices. Le dernier film Avengers a même dépassé le précédent record détenu par le film Avatar de James Cameron. Au total, le MCU a rapporté 22 milliards de dollars à Disney ! Comme le rapporte USA Today, ce montant n’inclut pas les coûts de production et de marketing. Ces charges-là viennent largement impacter le résultat net. Surtout lorsqu’on sait que seule l’interprétation de Rober Downey Jr. dans le rôle d’Iron Man représente au global plusieurs centaines de millions de dollars de cachet

La phase 3 du MCU s’est terminée tranquillement avec le film Spider-Man : Far From Hone (lire notre critique), mais Marvel / Disney prévoit déjà du lourd avec la phase 4 : Black Widow, Les Éternels, What if…? ou encore Loki. Ce n’est pas moins de 10 films et séries qui sont prévus entre mai 2020 et l’automne 2021. Enfin, il faudrait terminer sur le fait que les 18 millions de dollars n’intègrent pas les charges liées à la production et au marketing, mais cela n’intègre pas non plus les recettes liées au character merchandising.