The Umbrella Academy est encore une série Netflix sur des super-héros. Elle aussi inspirée d’un comics. Cependant cette fois-ci elle n’est ni issue de Marvel ni de DC. Et c’est ce qui fait toute son originalité.

Attention… Cet article contient des spoils.

En effet, The Umbrella Academy est basée sur le comics éponyme crée par Gérard Way (leader du groupe My Chemical Romance) et Gabriel Bà. Il a été adapté en série par Steve Blackman. Cependant, celle-ci a un point fort, elle se démarque de toute autre série du genre en se basant sur la famille et la normalité de l’être humain.

Rappel des faits…

En 1986, 43 enfant naissent par immaculée conception. Un homme assez riche du nom de Sir Reginald Hargreeves en adopte 7. Il forme alors l’Umbrella Academy pour ses enfants spéciaux. En effet, ils possèdent chacun un pouvoir surnaturel, à l’exception de numéro 7, Vanya. Les 6 autres font la fierté de leur père par leurs exploits.

En détail


Cependant la famille n’est pas très unie. Les enfants vivent avec un père du genre savant fou et absent. Leur mère est un robot crée de toute pièce par ce dernier et le majordome est un singe qui parle. Peu à peu les liens familiaux se détériorent. Les enfants quittent la maison.


Les années passent et chacun fait sa vie. Numéro 1, Luther, vit sur la lune tandis que numéro 2, Diego, continue de combattre le crime. Allison, numéro 3, devient une actrice célèbre. Quant à numéro 4, Klaus il enchaîne les cures de désintoxication et les drogues en tout genre. Lorsqu’il est clean il peut voir les morts, entre autres, son frère, Ben, numéro 6, qui est décédé il y a quelques années. Numéro 5 vit dans le futur où il est un espèce de tueur à gages. Et numéro 7 est quant à elle une violoniste dans un orchestre. Elle a notamment écrit un livre sur sa famille où elle raconte sa terrible enfance en tant que petite fille ordinaire entourée de héros.

Et après ?


Ils se retrouvent tous pour la mort de leur père adoptif. Et doivent faire face à la fin du monde, annoncée par numéro 5. Dès lors, 2 tueurs à gage, Hazel et Chacha tentent de retrouver ce dernier pour l’éliminer. Pendant que Luther tente de savoir qui aurait pu tué son père. Vanya rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Cependant celui-ci a des projets maléfiques en tête pour révéler le pouvoir de cette dernière et se venger de l’académie qui n’a pas voulu de lui.

On suit plusieurs intrigues à la fois et des secrets se révèlent au fur et à mesure, au sein de l’académie. Des tensions se forment de plus en plus entre les 7 frères et soeurs. Ils doivent pourtant s’unir pour sauver le monde. En effet, une apocalypse arrivera à cause de Vanya et ses pouvoirs surpassant de loin ceux des autres.

Qu’est ce qu’on a aimé ?

Les personnages ressemblent énormément à ceux des comics. Klaus est au centre de notre attention, il est déjanté et drogué la plupart du temps. Il est pourtant très attachant et drôle. Numéro 5, qui vivait dans le futur a une cinquantaine d’année, pourtant dans le présent il est coincé dans son corps de petit garçon. Il est cynique au possible et trouve toujours des plans ingénieux pour sauver le monde. C’est très amusant de voir un enfant vivre comme un adulte. Vanya n’est pas notre personnage préféré. Mais l’actrice Ellen Page incarne parfaitement le vilain petit canard sans pouvoir de l’académie. Hazel et Chacha remplissent parfaitement le rôle du duo gentil/méchant ou intelligent/stupide.

Les musiques sont des hits de toute époque (Queen, Radiohead, The Doors…) très adaptées aux différents sauts dans le temps dans lesquels on nous plonge à travers les épisodes. Elles sont toujours adaptées aux scènes et aussi très entraînantes.

Le côté mystérieux de l’intrigue, on se pose beaucoup de questions sur les personnages et leur passé.

L’originalité de la série qui se base sur le mal être de Vanya. Elle est constamment laissée de côté par ses pairs car elle n’a pas de pouvoir au début. C’est l’ordinaire qui prime dans cette série qui parle à la base d’une maison pour enfants spéciaux à la X-Men.

Un dernier épisode qui nous laisse sur un cliffhanger, nous faisant languir la suite.

Qu’est ce qu’on a moins apprécié ?

La balance entre lenteur et action beaucoup trop présente. Certaines scènes sont longues et sans intérêt pour l’intrigue.

L’histoire trop sombre, on se pose malheureusement beaucoup trop de questions. Ce qui est un plus et aussi un gros moins. Les premiers épisodes nous laissent avec le cerveau rempli d’informations différentes et il est difficile de tout remettre en place si l’on ne connaît pas les comics.

Les passages dans le futur puis le présent puis le passé… Ça nous embrouille et on ne sait plus trop à quelle époque on se trouve. On voit des flashbacks sans savoir que ça en est. Certains des personnages retournent dans le passé, et sans explication sur leur retour, les voilà dans le présent. Plusieurs fois on s’intéresse à certains événements et après quelques minutes un autre survient, laissant le premier sans fin et ça nous laisse sur notre faim.

Les effets spéciaux et les images pas forcément extraordinaires. A part quelques scènes cultes, on ne retrouve rien qui nous impressionne vraiment.

Conclusion

The Umbrella Academy est une série originale sur le thème de la famille et la normalité. On y trouve des super-héros avec des caractères bien différents qui nous font rires ou nous agacent. Il y a une intrigue intéressante à suivre mais parfois trop longue et trop compliquée à comprendre à cause de toutes les informations annexes. Pour cette première saison, on la regarde en s’attachant aux personnages, on en aime certains on en déteste d’autres… Mais ce qu’on aime surtout c’est les musiques pop-rock qui nous donne envie de danser et le talent de violoniste de Vanya.

The Umbrella Academy est disponible sur Netflix depuis début février.