En janvier, Paramount Pictures mettait deux projets en concurrence pour préparer l’avenir de la franchise Transformers. Après le départ de Michael Bay dans la foulée de Transformers : The Last Knight (2017), la société de production se devait d’innover. Deux scénarios étaient alors commandés dans l’idée de renouveler l’environnement filmique des robots géants, avec une proposition de James Vanderbilt (Altered Carbon), censée évoluer dans le monde des Animutants, une version des Transformers qui remplace les automobiles par des animaux pour l’apparence des personnages, et une autre de Joby Harold (John Wick Parabellum), plus classique, dans la continuité du film Bumblebee de Travis Knight.

Depuis, les pourparlers en interne pour trouver un réalisateur auraient enfin abouti, avec le metteur en scène Steven Caple Jr. en ligne de mire. Connu pour Creed II, le bonhomme aurait la charge du script de Harold, fignolé cet été et prêt à l’emploi pour un début de production imminent.

Transformers, une nouvelle page à écrire

Orphelins depuis le départ de Michael Bay, les Transformers seraient en recherche d’une nouvelle direction d’ensemble après cinq volets et un héritage tenace laissé par le dingue au mégaphone dans son sillage. Les films du réalisateur avaient fini par lasser le public, avec une érosion progressive de la fréquentation en salles – selon le Hollywood ReporterTransformers : The Last Knight s’était soldé par un bilan déficitaire de 100 millions de dollars pour Paramount Pictures, malgré ses 600 millions de recettes au box office mondial. Un échec qui permettra plus tard d’expliquer les ambitions plus modestes du Bumblebee de Travis Knight, rendu à un budget deux fois moins important (de 260 millions à 130 millions) mais souffrant là-encore de l’essoufflement progressif des robots-véhicules : le film n’engrangera que 468 millions, confirmant la dynamique de déclin des Transformers entamée depuis le quatrième volet.

Après Travis KnightParamount fait le pari de miser sur des voix plus jeunes et plus variées du cinéma de divertissement contemporain. Le prochain film de la franchise devrait être la première production à plus de 100 millions de dollars de budget mise entre les mains de Steven Caple Jr., sorti victorieux du projet Creed II malgré un accueil critique moins enthousiaste que le premier volet de Ryan Coogler sur le boxeur étoilé. L’image d’un Optimus Prime affrontant Megatron sur un ring géant avec peignoir de combat et gants de boxe thématique est hélas irréaliste (parce qu’Hollywood n’a pas envie de vous rendre heureux), on attendra donc de voir de quoi il en retourne pour ce nouvel épisode de la saga Transformers, orpheline sans son architecte principal.

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