Annonce surprise dans la famille des adaptations de jeu vidéo : la série de jeux Yakuza, développée par Sega depuis 2005 et étalée sur plus d’une dizaine d’épisodes, sera bientôt adaptée au cinéma. Le projet serait bel et bien prévu en images réelles, inspiré par le succès du film Sonic de Jeff Fowler, rendu à 300 millions de dollars au box office mondial. La rédaction de Variety se fait l’écho de cette adaptation en développement, encore au stade embryonnaire, avec les studios 1212 Entertainement (Scary Stories to Tell in the Dark) et Wild Sheep Content à la production. Ces deux entités, en accord avec Sega, seraient actuellement en recherche de scénaristes pour le projet.

Sur le papier, la piste la plus probable serait une adaptation du premier jeu Yakuza de Toshihiro Nagoshi, basé sur le scénario du romancier japonais Hase Seishu et centré sur le personnage de Kazuma Kiryu. Ancien prodige du monde souterrain, ce gangster est envoyé en prison et banni de son propre clan pour avoir couvert son meilleur ami, après que ce-dernier ait assassiné le boss du clan Tojo. Après avoir purgé sa peine de dix ans, Kiryu est contraint de replonger dans l’univers mafieux pour mettre la main sur une énorme somme dérobée à son ancienne organisation.

Largement inspirée par la fiction yakuza et le répertoire du film de truands au Japon, la saga Yakuza aura poursuivi bien plus loin l’histoire et la vie de Kazuma Kiryu, dans une série de jeux souvent salués pour la qualité de leur écriture et de leur mise en scène (au-delà de l’humour très particulier de ces curieux bacs-à-sable, simulations absurdes du quartier de Shinjuku). Objet de curiosité pour le monde occidental, l’univers yakuza aura également été largement documenté dans les jeux, décliné et approfondi dans divers spin-offs sur d’autres périodes de temps ou différents personnages plus variés.

Vue de loin, une adaptation clés-en-mains facile à mettre en route pour Sega (pour peu que l’entreprise se donne les moyens d’adapter correctement l’esprit unique de ses jeux) et qui éviterait le piège usuel des grosses productions cantonnées aux décalques explosifs et sans idées. Reste à espérer que Takeshi Kitano soit disponible pour la mise en scène – voire Takeshi Miike, pour peu que le sérieux de First Love prenne le pas sur le bizarre habituel.

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