fbpx
Restez en contact
jeux vidéo adaptés en films ou séries

FILMS & SÉRIES GAMING

Les films inspirés de jeux vidéo sont-ils tous nuls ?

« Le Roi est mort ! Vive le Roi ! » Avec 2 790 milliards de dollars de recettes, Avengers : Endgame est venu détrôner Avatar et lui ravir son titre de plus gros succès au box-office mondial. Un succès historique pour Marvel Studios qui s’applique, depuis plus de 10 ans, à adapter ses grandes licences au cinéma (Iron Man, Thor, Captain America,… ). Un succès historique, mais aussi symptomatique, du cinéma hollywoodien actuel et de sa conception du divertissement populaire. À l’heure où les grandes plateformes de streaming – Netflix et Disney Plus – s’apprêtent à récolter tous les fruits du divertissement populaire en créant des programmes dits « originaux » et en instaurant de nouveaux modes de consommation, Hollywood est contraint de faire de même s’il ne veut pas disparaitre. Après les crises du piratage, la grève des scénaristes et les grands rachats de studios, Hollywood fait désormais face à une crise de l’imaginaire. Face à l’immense héritage des grands représentants du cinéma de l’émerveillement ( Spielberg, Zemmekis, Raimi, Cameron, Miller, Jackson …) et en l’absence de repreneurs, l’industrie de l’entertainment américain est désormais obligée de venir puiser dans l’imaginaire et les références d’une culture geek – anciennement marginale, désormais populaire -, pour continuer d’exister. Dès le début des années 90, Hollywood entreprit alors de renouveler son catalogue de franchises avec les références de la contre-culture geek (comics, jeux vidéo, littérature fantastique, manga…). Si l’exploitation de franchises n’est pas quelque chose de nouveau – les sagas classiques du cinéma ( Star Wars, Aliens, Rocky, Rambo, Jurassic Park, Terminator… ) s’étant construites sur ce modèle -, Hollywood est actuellement pris à son propre piège. En effet, le succès phénoménal de Marvel, phagocytant toute alternative, oblige Hollywood à capitaliser sur ses franchises historiques et ce quitte à en pervertir le sens profond. Dès lors, il ne serait pas étonnant de voir arriver d’ici quelques temps une pléthore de films inspirés d’un pan entier de la culture geek : le jeu vidéo. 

Jeux t’aime moi non plus…

Entre le cinéma et le jeu vidéo c’est une longue histoire. D’aussi loin que je me souvienne, les premiers experts ont commencé à se pencher sur le sujet au début de la décennie 90. Le jeu vidéo rentrait alors dans la génération 64 bits ( Playstation, Nintendo 64 ) ; celle qui allait poser les bases du jeu vidéo tel qu’on le connait désormais. A cette époque, l’aspect cinéma d’un jeu vidéo ( narration, cinématiques, bande originale…) constituait un produit d’appel et conditionnait, en partie, son succès commercial. L’influence réciproque entre le jeu vidéo et le cinéma est néanmoins une alchimie extrêmement subtile. D’une manière générale, quand le jeu vidéo s’inspire du cinéma, cela donne de très bonnes choses : les sagas Metal Gear, Uncharted, God of War et Bioshock illustrent parfaitement ce vortex d’influence qui existe entre le monde du jeu vidéo et celui du cinéma. En revanche, quand les rôles s’inversent c’est une autre paire de manches…

Riche des nouvelles possibilités offertes par les technologies de l’époque, le jeu vidéo commençait déjà à se parer des atours du cinéma. Dès lors, le scénarios et les personnages s’étoffaient, devenaient plus élaborés, plus construits ; les cinématiques, en temps réel ou pré-calculées en images de synthèse, faisaient leur apparition ; la caméra se libérait des carcans d’antan et pouvait être déplacée ; enfin, la partie audio ( musique et bruitages ) apportait une toute nouvelle dimension à l’expérience de jeu. En outre, de nouveaux genres comme le first-person shooter, le survival-horror ou le jeu d’infiltration – des genres très inspirés du cinéma et de ses succès (Golden Eye, La nuit des morts-vivants, New York 1997… ) firent leur apparition . À l’heure actuelle, l’industrie du jeu vidéo se divise en deux écoles : la première, celle « l’expérience cinématographique », possédant des moyens de production et un budget à la hauteur de ses ambitions hollywoodiennes ; la seconde, celle du « jeu service », essentiellement multi-joueurs et nécessitant la souscription à un abonnement pour du contenu additionnel. De son côté, le cinéma Hollywoodien est plus que jamais dans une phase dite d’exploitation des licences de comics marquée par le succès planétaire de Marvel Studio et de Disney. Tirant de la culture geek une source intarissable d’histoires et de personnages à mettre en scène, le cinéma s’était – dès les années 1990 – tourné vers le monde du jeux vidéo en y voyant là un joli réservoir à blockbusters. 

Jeux (v)idiots

À quoi reconnait-on un film tiré d’une licence de jeux vidéo ? Premièrement, le titre du film reprend souvent le nom de la licence de jeu vidéo éponyme : c’est le cas de la saga Resident Evil, des films Tomb Raider ou plus récemment de Pokemon : Détective Pikachu. Deuxièmement, il y a le scénario. Évitant tant que possible de reprendre le scénario des jeux vidéo desquels ils sont tirés, ces films se permettent quelques écarts vis-à-vis du matériel originel. Même si on comprend le peu d’intérêt à reprendre à la ligne près le scénario d’un jeu, force est de reconnaître que la plupart du temps ces écarts sont catastrophiques et discréditent tant le cinéma que le jeu vidéo. De même, les acteurs sont très souvent tournés en ridicule à l’exception de quelques-uns comme l’inénarrable Dwayne « The Rock » Johnson en tête d’affiche du film Rampage ou Alicia Vikander dans le dernier Tomb Raider, et ce malgré les progrès réalisés sur le design des costumes.

Au final, ces films sont vus comme autant d’outrages au bon goût mais démontrent que, parfois, le cinéma est aussi une affaire de plaisirs coupables. Des films qui nous font ressentir la nécessité salvatrice de la pantalonnade fendard et du fumage de moquette qui ne se prend pas au sérieux. Autant de choses pas toujours très fines – on vous l’accorde -, mais qui néanmoins restent indispensables. Voici donc un joli palmarès de nanars dont il serait impossible de ne pas parler – voir de ne pas recommander – même sous peine de nous faire taper sur les doigts pour incitation à la consommation de drogues. C’est du grand portnawak mais ça fait plaisir. 

Les nanars de jeux vidéo

Resident Evil (2002)

On attaque cette liste avec la première itération d’une longue exploitation de franchise qui n’en demandait pas tant ; le pon-pon de la loose, la crème de la crème du foutage de gueule – que dis-je -, le champion toute catégorie du recyclage foireux qui n’essaye même plus de nous faire croire qu’il a essayé : j’ai nommé le truculent Resident Evil de Paul W. S. Anderson. Véritable carton au cinéma – on en est au sixième film -, la saga Resident Evil est un énorme foutoir où se mêlent monstres apocalyptiques, gros flingues, multi-nationales machiavéliques et jolies pépées en mini-shorts. Sorti au cinéma en 2002, le premier Resident Evil raconte l’histoire d’Alice, une employée amnésique d’Umbrella Corporation, qui accompagne une équipe de sécurité sur-entrainée pour enquêter sur des incidents survenus dans un laboratoire souterrain. Dans ce film, Milla Jovovich ( 5e Élément ) et Michelle Rodriguez ( Fast and Furious ) s’amusent à dessouder du zombie par pelletées pour notre plus grand plaisir. Alors oui, le cocktail est carrément imbuvable mais on se marre quand même. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. 

Super Mario Bros. (1993)

Très librement inspiré de la série de jeux vidéo éponyme, Super Mario Bros est le premier long métrage en prises de vues réelles basé sur un jeu vidéo. De même, il est le premier dont la nullité hilarante en à fait un film tout simplement culte. Que ce soit les acteurs totalement ridicules, le scénario écrit avec les pieds ou l’incohérence absolue de l’univers du film avec celui du jeu vidéo, ce Super Mario Bros est une purge absolue ;  un prémisse du genre. En un mot : indispensable.

Lara Croft : Tomb Raider (2001)

Dans ce premier épisode d’une dilogie basée sur la licence de jeux vidéo Tomb Raider, Angelina Jolie incarne Lara Croft, la célèbre héritière / archéologue / bombasse dans un film d’action qui mérite sa place dans notre liste. Un film d’action d’une époque révolue où il était plaisant et facile d’enchaîner les clichetons ringards et sexistes entre deux « money shots » appuyés à grand renforts de sonorités abrutissante et de ralentis façon Matrix du pauvre. Un film qui a permis à Angelina Jolie d’acquérir son statut d’actionner féminine et de star à Hollywood avant de (re)faire les beaux jours des tabloïds. Il faudra attendre deux ans pour que ce film ait une suite : Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie ; une suite ridicule, et un flop au box-office, qui refroidira les têtes à Hollywood pour un petit moment. La franchise ne réapparaitra qu’en 2018 dans un film sobrement intitulé Tomb Raider et reprenant les codes et les couleurs du reboot de la saga vidéo-ludique initié en 2013 par le studio Crystal Dynamics. Exit Angelina Jolie et welcome to Alicia Vikander qui reprend le rôle principal dans ce gros blockbuster pété de thune devenu l’adaptation cinématographique d’un jeu vidéo la mieux reçue par la critique. Un titre, ô combien honorifique, qui ne lui restera pas longtemps entre les mains puisqu’il revient désormais au film Pokémon : Détective Pikachu.

Street Fighter : l’ultime combat (1994) 

Suite à l’immense succès du jeu vidéo Street Fighter II, Hollywood s’empare du phénomène planétaire et financera son adaptation cinématographique : Street Fighter : L’ultime combat. Accueilli sous une pluie de critiques assassines, le film est encore considéré aujourd’hui comme l’un des plus mauvais films de tous les temps. Néanmoins, Street Fighter : l’ultime combat est à voir ! D’abord, parce que le scénario du film est absolument abracadabrantesque et les personnages ne correspondent en rien à leurs équivalents vidéo-ludique. Ensuite, parce que Street Fighter : L’ultime combat est un fiasco à 35 millions de dollars et incarne parfaitement une époque où les stars carburaient à la Maïzena et au Champomy. Enfin, parce Jean-Claude Van Damme – notre shidoshi à tous – y est tout bonnement exceptionnel. Vraisemblablement très inspiré par les kilos de farine consommés durant le tournage, « The Muscles from Brussels » livre une interprétation tout en subtilité et en grand écart facial dont il a le secret. À noter que la catastrophe industrielle qu’est Street Fighter : l’ultime combat ne dissuada pas les producteurs hollywoodien à relancer la cash-machine pour un improbable Street Fighter : Legend of Chun-Li réalisé en 2009 par Andrzej Bartkowiak. 

Mortal Kombat (1995)

On reste, une fois encore, dans le haut du panier du film pour intellos avec Mortal Kombat (1995). Réalisé par ce trublion de Paul W. S Anderson – vous l’aurez reconnu -, Mortal Kombat est le premier film basé sur un jeu vidéo à avoir fait un véritable carton au box office. Certes le film ne sera jamais projeté à une Berlinale, mais il faut tout de même lui reconnaitre sa fidélité à l’histoire et aux personnages du jeu vidéo. Combats violents, tournoi d’arts-martiaux, humour graveleux et fan service ont fait de Mortal Kombat un classique du genre. Mention spéciale à Christophe Lambert qui incarne le Dieu de la foudre et du Tonnerre Raiden et nous électrise par sa classe et son rire légendaire. À noter que le film eu une suite : Mortal Kombat : Destruction Finale. Sorti deux ans après le premier film, cette suite ratée ambitionnait de réitérer le succès initial de la franchise en reprenant l’histoire directement après le cliffhanger hallucinant du premier opus. Quoiqu’il en soit, Mortal Kombat vaut son pesant de cacahuètes et mérite donc toute votre attention.  

DOOM (2005)

Référence absolue en matière de first-person shooter sur PC, le jeu vidéo Doom eut également droit à son adaptation cinématographique en 2005. Deux ans après avoir fêté sont retour avec Doom III, la licence d’id Software faisait son entrée au cinéma avec le film Doom réalisé par Andrzej Bartkowiak. Ce film nous plonge au coeur d’un groupe de « space marines » envoyés en mission de sauvetage sur Mars après que trois génies aient décidé d’exhumer des squelettes aliens pour faire des expériences génétiques dessus. Ne pouvant prétendre à rien d’autre qu’un Razzie Award du pire acteur, Dwayne « The Rock » Johnson – ex catcheur de la WWF devenu bodybuilder pour ménagère de moins de 50 ans – faisait ici ses débuts à Hollywood. Sans surprises, le film est un actionner lourdingue sans grande originalité et finira, inexorablement, par se ramasser au box office. Seul intérêt du film : un court plan séquence filmé en vue subjective façon FPS, suffisamment barré pour qu’on le prenne comme un bon gros fan service.

Prince of Persia : Les Sables du Temps (2010)

Sorti en 2010, le film Prince of Persia : Les Sables du Temps est l’adaptation cinématographique du jeu vidéo éponyme sorti en 2003 sur la sixième – et la meilleure – génération de consoles de salon ( Playstation 2, Gamecube, Xbox). Co-écrit avec le scénariste du jeu vidéo, Jordan Mechner, le scénario du film reprend en partie l’intrigue du jeu vidéo et l’un de ses éléments de gameplay : les sables du temps. Prétexte à toutes sortes de manipulations temporelles (retour en arrière, ralentis, accélération…) dans le jeu vidéo, les sables du temps sont, dans le film, malheureusement sous-exploitées et finissent par devenir un simple MacGuffin. Sans être complètement raté, Prince of Persia : Les Sables du Temps reste néanmoins un film d’action insipide malgré son casting 5 étoiles. Un échec cuisant pour Disney qui entamait sa mue dans le but de devenir le géant du divertissement qu’il ambitionne d’être aujourd’hui.

Assassin’s Creed (2016)

Est-il encore nécessaire de présenter la saga vidéo-ludique Assassin’s Creed ? Extrêmement populaire, la licence développée par Ubisoft a été adaptée sur presque tous les supports culturels existants. Du jeu vidéo au manga en passant par la bande dessinée et le roman littéraire, l’histoire du conflit millénaire entre Assassins et Templiers nous a également été racontée au cinéma. Ainsi, la saga vidéo-ludique eut droit en 2016 à son adaptation cinématographique. Évitant l’écueil du scénario copié-collé sur celui du jeu vidéo, Assassin’s Creed souffre néanmoins de la faiblesse de son écriture et d’une utilisation abusive de l’image de synthèse. En résulte alors un film sans âme qui peine à masquer ses réelles intentions : rendre la franchise encore plus populaire qu’elle ne l’est déjà auprès du grand public. Était-ce, encore une fois, bien nécessaire ?

Tekken (2010)

À l’instar de ses homologues couverts de sueur Street Fighter et Mortal Kombat, la licence de jeu de combat Tekken a été adaptée au cinéma. Cela reste néanmoins un bien grand mot pour ce Tekken, réalisé par Dwight Hubbard Little, qui ne connaitra chez nous qu’une distribution en direct-to-dvd. Tant dans le je-m’en-foutisme de son exécution que dans la bêtise crasse de son écriture, Tekken n’est qu’une grosse série Z bas-du-front dont le pathétique ne fait rire qu’à la condition d’être « bleu métal ». Que dire de plus quand on sait que le film eut droit à une suite, Tekken 2 : La revanche de Kazuya (2014). Rien ; oui rien, c’est bien…

Jeux mate quoi après ?

Outre cette liste de nanars – drôles ou non -, le cinéma n’en a pas fini avec le jeu vidéo. En effet, il existe encore bon nombres de films en prises de vues réelles, de films d’animations, de séries télés et dessins animés qui confirment l’appétence d’Hollywood pour le jeu vidéo et l’exploitation de ses licences. Après avoir visionné la totalité des films de la liste ci-dessus, et si vous en redemandiez encore, sachez qu’il existe une autre demi-douzaine de films de ce genre. 

Des très récents Pokémon : Détective Pikachu et Rampage : Hors de contrôle aux inévitables Dead or Alive, Need for Speed ou encore Silent Hill, il y en a pour tous les goûts. De même, à l’instar de la série de dessins animés Pokémon, le petit écran s’est lui aussi doté de références vidéo-ludiques pour divertir les enfants. Les licences Donkey Kong et Sonic the Hedgegog en sont le meilleur exemple. Par ailleurs, la célèbre mascotte de Sega est attendue en 2019 dans une adaptation cinématographique en images de synthèses comme a pu l’être en son temps le duo Ratchet and Clank. 

Initié en 2001 avec Final Fantasy : Les Créatures de l’esprit – premier film de l’Histoire à avoir été entièrement réalisé par ordinateur -, les films en images de synthèses sont nombreux à mettre en scène des licences de jeux vidéo. Parmi eux, on retrouve des films tels que Final Fantasy VII : Advent Children, Kingsglaive : Final Fantasy XV, Resident Evil Degeneration / Damnation / Vendetta. Dans un style différent, on retrouve aussi les sympathiques Mass Effect : Parangon Lost et Dead Space : Downfall / Aftermath. En outre, la licence Assassin’s Creed a également été adaptée dans une série de courts-métrages ( Lineage, Ascendance et Embers ) retraçant les événements antérieurs à Assassin’s Creed 2. 

D’autre part, la licence Uncharted eut droit en 2018, soit deux ans après la sortie du dernier opus de la saga sur Playstation 4, à un fan film/court-métrage mettant en scène Nathan Drake et sa petite équipe dans une aventure inédite. Néanmoins, Sony n’est pas le seul à décliner ses licences sur petits et grands écrans ; Microsoft Studios en fait de même. Ainsi, la licence Halo, après avoir été adaptée en film avec Halo : Forward Unto Dawn et en une mini-série de courts-métrages Halo : Legends, est sur le point d’être adaptée en série sur la chaîne américaine Showtime (Dexter,…). Rappelons que ce n’est pas la première fois que la branche divertissement de Microsoft s’essaye aux séries télé ; elle avait, en 2016, produit et publié la mini-série Quantum Break, qui venait compléter l’expérience et le scénario du jeu vidéo éponyme, et la web-série Halo : Nightfall lors de la sortie du jeu Halo : The Master Chief Collection.

Dès lors, il n’est pas étonnant de voir Netflix s’essayer à l’exercice. Le géant du streaming vidéo a, en effet, décidé d’adapter la franchise The Witcher en une séries originale. Une décision qui fait suite à l’immense succès, critique et commercial, du jeu vidéo The Witcher 3 : Wild Hunt. On y retrouvera, dans le rôle principal, l’acteur Henry Cavill (Man of Steel, Batman v Superman : Dawn of Justice, Justice League) qui a troqué sa cape et ses collants de justicier pour les deux épées et la cotte de mailles du célèbre sorceleur : Geralt de Riv. Tout aussi attendue que redoutée par les fans, la série Netflix The Witcher symbolise parfaitement ce qui pourrait être la nouvelle tendance à Hollywood. 

Jeux vis d’idéaux

Dans un contexte très incertain où Hollywood, piégé dans sa propre mécanique d’exploitation et contraint à la surenchère, dont le modèle, menacé par l’ère du streaming (Netflix, Disney Plus ), est sur le point d’imploser, le jeu vidéo représente peut-être une solution. Après l’essorage en bonne et due forme des licences de comics, il est fort probable qu’Hollywood décide de (re)mettre la main sur les franchises du jeu vidéo. Cette initiative, déjà prise par le passé, ne laisse pourtant rien présager de bon.

Très loin d’être des productions à petit budget, ces films représentent néanmoins ce qui se fait de pire dans le cinéma. Si certains, dont les erreurs de jeunesse nous font franchement rire, méritent d’emblée notre pardon, d’autres, en revanche, méritent notre mépris le plus sincère. S’il est toujours délicat de s’approprier un nouvel univers, qui plus est issu d’un autre médium (comics, manga, jeux vidéos), et bien que l’exercice d’une adaptation cinématographique reste compliqué – il a fallu 4 ans à Marvel Studios pour trouver la formule magique du premier Avengers – ces erreurs ne devraient plus exister. À titre d’exemple, les adaptions cinématographiques de manga Dragon Ball Evolution, Death Note (Netflix) et Ghost in the Shell font fi de ces erreurs. Si tout n’est évidemment pas à jeter – Edge of Tomorrow étant excellent et Alita : Battle Angel tout à fait regardable – le doute reste de mise.

Dans une industrie qui taylorise ses concepts et où le fun ne peut plus se trouver hors de l’itération confortable et de la franchise balisée, quand bien même Ready Player One s’y est immiscé en tant qu’anti-thèse, il va devenir – si ce n’est pas déjà le cas – très difficile de trouver un réel hommage aux univers et personnages en 64 bits de nos dimanches après-midi. S’il devient indispensable – voir impératif – de soutenir la création d’oeuvres réellement originales, « décalées » ou subversives qui rejettent le conformisme et l’élitisme « bobo » qui gangrènent notre culture ; il convient également de ne pas se laisser porter par un discours « anti-tout » de narcisse indigné mais de faire preuve d’un véritable esprit critique en dehors de tout carcan idéologique. Gros programme.

Newsletter

News à ne pas rater !

Masters of the Universe série animée sur Netflix Masters of the Universe série animée sur Netflix

Kevin Smith prépare Masters of the Universe, une nouvelle série animée pour Netflix

FILMS & SÉRIES

Un reboot des films Resident Evil est en développement Un reboot des films Resident Evil est en développement

Un reboot du film Resident Evil est en développement

FILMS & SÉRIES

Tom Hiddleston révèle des détails sur la série Loki de Disney+ Tom Hiddleston révèle des détails sur la série Loki de Disney+

D’après Tom Hiddleston Loki va affronter de nombreux nouveaux ennemis dans sa série sur Disney+

FILMS & SÉRIES

Advertisement
Newsletter

X